La perte du français langue étrangère
Summary
Pour ceux qui ont appris le français au niveau pré-universitaire à l’école secondaire, il s’avère difficile de retomber sur ces connaissances en cas de besoin, ce qui est un grand paradoxe avec les objectifs généraux du ministère de l’Éducation. La question est de savoir comment se déroule le processus de régression, s’il y a des différences entre les compétences réceptives et productives et s’il y a des facteurs qui influencent ce processsus. Dans cette recherche, nous avons comparé quatre groupes de participants qui ont tous une différente durée d’absence de contact avec le français. L’expérience se déroulait sous forme d’un test de compréhension orale, un test d’expression orale et un petit questionnaire. A l’aide des analyses, statistiques et non-statistiques, nous avons trouvé que la régression se présente avec une plus grande intensité dans la compétence productive que dans la compétence réceptive. De plus, nous avons remarqué une régression chez tous les groupes et d’une manière intéressante, en ce qui concerne la diversité lexicale, la syntaxe et la grammaire, nous avons conclu que les personnes avec la plus grande abscence de contact avec le français ont les meilleurs résultats. Dans le domaine de la phonétique et de la phonologie, nous avons observé une régression égale pour tous les groupes. Seulement l’opinion sur les cours de français à l’enseignement secondaire, la motivation pour apprendre le français et la relation personnelle avec la culture française ont influencé les scores, tandis que la confiance en soi ne joue pas un rôle significatif.
For those who have learned the French language at pre-university level in secondary school, it seems difficult to fall back on their knowledge when required, which is a big paradox with the general goals as stated by the ministry of Education. The principal questions in this matter are discovering how the process of language regression functions, if there are differences in receptive and productive competences and which factors influence this process. In this thesis, we have compared four groups of participants. Each group of participants no longer had contact with the French language for a certain period of time. The duration of this period differed from one group to another. This study consisted of a listening test, a speaking test and a small questionnaire. Using statistical and non-statistical analyses, we found that the receptive competences have suffered a greater regression. In addition, we discovered a regression for all groups, but strikingly, regarding lexical diversity, syntax and grammatical correctness, the group with the longest absence of contact with the French language showed the best results. Concerning the phonology and the phonetics, we observed a similar level of regression for all groups. The research outcomes seems to have been influenced only by the participants’ opinion of their French classes in high school, their motivation to learn the French language and their personal association with the French culture. Their selfconfidence, however, seems to have played an insignificant role in the outcomes.